Juliette Grange

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mercredi, novembre 7 2012

Parutions 2012 : œuvres complètes d'Henri Saint-Simon, 4 vol. PuF, 2012, avec P. Musso, Ph. Régnier, F. Yonnet.

SAINT-SIMON_coffret.inddTitre : Henri Saint-Simon, Œuvres complètes

Éditeur : Presses universitaires de France

Date de parution : Novembre 2012

Lien vers l'éditeur : PuF

PRIX Best Scholarly Edition Award 2013 décerné par la European Society for the History of Economic Thought (ESHET : http://www.eshet.net/).

Voir la page : http://www.eshet.net/index.php?a=41


Critique 1 : La tribune de Genève

Critique 2 : L'Humanité

Critique 3 : Les Echos

Critique 4 : La Tribune 2012-11-30__LA_TRIBUNE_HEBDO.pdf

Critique 5 : Le Monde des livres 2012-12-07__LE_MONDE_SUPPLEMENT_DES_LIVRES.pdf

Critique 6 : Marianne 2012-12-08__MARIANNE.pdf

Critique 7 : Paris Match 2012-12-20__PARIS_MATCH.pdf

Critique 8 : Journal du CNRS page_38_journal_cnrs.pdf

Critique 9 : La Croix 2013-01-24__LA_CROIX.pdf

Critique 10 : La Quinzaine littéraire 2013-03-16__LA_QUINZAINE_LITTERAIRE.pdf

Entretien La Vie des idées : Retour à Saint-Simon

Émission France Culture : Les nouveaux chemins de la connaissance

Résumé : Trop souvent perçue à travers des filtres, comme le texte de l’Exposition de la doctrine de Saint-Simon, refonte des années 1828-1830 proposée par ses disciples, ou enfermée dans des formules comme le fameux « socialisme utopique » de Engels, l’œuvre résiste aussi par le mode d’écriture de Saint-Simon qui multipliait brouillons et versions, pour améliorer, consulter et faire réagir les lecteurs, se concevant comme un philosophe-« publiciste », soucieux d’être en prise avec les événements et de peser sur eux. Tout sauf dogmatique, Saint-Simon fut pourtant emprisonné par sa postérité et victime de son éclectisme. Il a été considéré tantôt comme un « continuateur » (de Condorcet, des Lumières, etc.), tantôt comme un précurseur (de Comte, de Marx, etc.). Son œuvre s’est vue appropriée par tant de ses disciples, saint-simoniens de diverses tendances, elle a été l’enjeu de tant de combats, la victime de tant d’instrumentalisations pour figer et capter les « sources » du socialisme, de la sociologie ou du positivisme, du technocratisme, et naturellement du saint-simonisme, qu’on en possède une vision souvent partiale et inexacte. La publication de l'intégralité de ses textes, y compris de très nombreux inédits, redonne à l'ensemble de sa pensée la portée d'une véritable et prodigieuse ouverture vers les sciences humaines contemporaines, philosophie, économie, sociologie, sciences politiques.

lundi, octobre 5 2009

Parutions 2014 : La Guerre des idées, ouvrage collectif sous la direction de Juliette Grange.

Golias_couverture.jpgTitre : La Guerre des idées

Éditeur : Golias

Date de parution : Novembre 2013

Lien vers l'éditeur : http://golias-editions.fr

Entretien : L'Humanité du 10 janvier 2014

Résumé : Ce livre est un recueil de plusieurs contributions rédigées par des auteurs divers qui, chacun dans sa spécialité, ont vu depuis le début des années 2000 des choses changer. L’ouvrage aborde le développement en France d’une étrange alliance stratégique entre des idées économiques ultralibérales, un conservatisme religieux – surtout catholique – qu’on croyait passé de mode et un projet politique très proche du néo conservatisme américain. C’est ainsi que sont répandues dans les milieux universitaires comme dans les revues de vulgarisation des thématiques comme le retour de Dieu (pas un numéro sur l’Univers sans que la parole soit donnée à un spécialiste de “théologie rationnelle” (sic)), la naturalité des normes sociales ou du marché, la nécessaire “liberté” de l’éducation dans un État républicain présenté comme quasi totalitaire, ou la ringardise d’une laïcité française liberticide, voire blasphématoire, et encore la vaine prétention des sciences modernes (depuis Galilée) à expliquer le monde, sciences à qui il faut d’urgence fixer une nouvelle “quête de sens”. Cri d’alarme plus qu’ouvrage savant, ce livre explore les cheminements de ce courant souvent discret et se donne pour but d’ouvrir les yeux des premiers concernés, universitaires, étudiants, chercheurs, sur une entreprise qui s’avance masquée derrière une fausse sophistication et une “nouveauté” bien singulière. Il vise aussi à encourager les intellectuels français à réagir.
Avec des contributions de F.-M. Baron, J. Dubessy, J.-J. Duguit, R. Fausto, D. Feryn, É. Gévaudan, J. Grange, A. Lamblin, A. Léchenet, R. Libero, J. Riedinger, C. Sénéchal, R. Urtebize.

mardi, septembre 16 2008

Pour une philosophie de l'écologie (visitez la bibliothèque pour l'ensemble des ouvrages).

Ecologie.jpgTitre : Pour une philosophie de l'écologie

Editeur : Pocket

Collection : Agora

Date de parution : 2012

Lien vers l'éditeur : http://www.pocket.fr/site/decouvrez...

Critique 1 : http://www.franceculture.fr/emissio...

Critique 2 : http://lectures.revues.org/8876
Critique 3 : http://institutmichelserres.ens-lyo...

Résumé : La nature et l’environnement sont désormais au centre des préoccupations de tous, mais peinent à entrer dans le discours politique sous une forme cohérente. Mouvement contestataire et libertaire, particulièrement en France, l’écologie politique manque de bases théoriques, préfère les déclarations d’éthique au travail législatif, met en doute l’efficience des institutions et dénonce parfois de manière irréaliste la technique, les sciences, l’industrie. Ce livre propose au contraire d’intégrer la dimension écologique à la philosophie politique moderne et particulièrement à un républicanisme rénové (dans sa version française) et au socialisme compris comme la régulation politique de l’économie. La protection de la nature comme Bien commun sera considérée comme le nouveau visage du Bien public. En annexe, quelques propositions concrètes. Fête de la Terre et service environnemental pour les jeunes.

Les Socialismes. Actes du colloque de Cerisy, juin-juillet 2011 (visitez la bibliothèque pour l'ensemble des ouvrages).

Couverture_Socialismes.jpgTitre : Les Socialismes. Actes du colloque de Cerisy, juin-juillet 2011. Sous la direction de J. Grange et P. Musso

Editeur : Le Bord de l'eau

Date de parution : avril 2012

Lien vers l'éditeur : http://www.editionsbdl.com/

Résumé : utilisé pour la première fois au dix-neuvième siècle, le mot "socialisme" définit un projet d'organisation de la société, une critique des formes de domination et une pensée du changement social. Le socialisme incarne la volonté de créer une société nouvelle, mais à la différence du communisme, sans forcément articuler cette société autour de la suppression totale de la propriété privée. Ce concept a connu un immense succès et une très grande diversité de penseurs s'en réclamera. C'est pourquoi il faut parler "des socialismes" tant les acceptions et les interprétations sont plurielles, voire hétérogènes. "Les socialismes" désignent ainsi prioritairement les corps de doctrines critiques du capitalisme développant des formes d'organisation sociale nouvelles fondées sur la justice, l'égalité et la solidarité.
Cet ouvrage interroge les doctrines socialistes (philosophiques, sociologiques, politiques) des auteurs ou des écoles ayant produit une œuvre permettant ainsi la confrontation avec d'autres problématiques de transformation de la société.
Depuis 1989 et la chute du Mur de Berlin, comment l'idée socialiste a-t-elle été revisitée, reprise par certains ou abandonnée par d'autres ?
Tout en dressant un bilan des apports doctrinaux dans leur diversité théorique et géopolitique, les auteurs tentent de réévaluer et de redéfinir les doctrines socialistes, rendant leur lecture plus que jamais indispensable dans un monde dépourvu de boussole.
Avec les contributions de : Serge Audier, Philippe Béraud, Gilles Candar, Maria Caramez Carlotto, Amaury Catel, Philippe Chanial, Yves Citton, Franck Cormerais, Pierre Crétois, Ricardo Crissiuma, Jean-Numa Ducange, Ruy Fausto, Dimitrios Foufoulas, Juliette Grange, Emmanuel Jousse, Abel Kouvouama, Christian Laval, Gilda Manganaro-Favaretto, Pascal Mercier, Thierry Mérel, Yann Moulier-Boutang, Arno Munster, Pierre Musso, Vincent Peillon, Philippe Régnier, Michèle Riot-Sarcey, Patrick Tacussel, André Tosel, Serge Wolikow, Patrice Yengo.

''Bibliographie de Claude-Henri de Saint-Simon'' par Hiroshi Mori, édition française par Juliette Grange

Mori_St-Simon.jpgNom du livre : Bibliographie de Claude-Henri de Saint-Simon par Hiroshi Mori

Editeur : L'Harmattan

Collection : Épistémologie et philosophie des sciences (dir. Angèle Kremer-Marietti)

Date de parution : 2012

Lien vers l'éditeur : http://www.editions-harmattan.fr/in...

Résumé : L’œuvre de Claude-Henri de Saint-Simon fonde l’industrialisme et joue un rôle majeur dans la constitution d’un grand modèle politique (le socialisme), d’un système philosophique (le positivisme), d’un champ disciplinaire (les sciences humaines et sociales). Saint-Simon fut un inventeur d’idées qui jeta avec talent dans les premières années du XIXe siècle une étincelante gerbe d’idées et de concepts qui essaimeront et fructifieront dans pratiquement tout le siècle et le suivant. Discuté par Marx, critiqué par Stendhal, son influence fut considérable aussi au travers de l’importance prise par les différents groupes de disciples (les saint-simoniens), parfois infidèles à la pensée du maître, mais qui jouèrent un rôle majeur dans leur époque. Cette œuvre n’a pas donné lieu à un inventaire bibliographique systématique en français. Les raisons sont multiples : les sources manuscrites sont dispersées au gré d’une vie aventureuse, les disciples éditent, mais parfois infléchissent les textes originaux, l’œuvre fait fi des barrières disciplinaires et des classements académiques. Ceci explique que la bibliographie que nous publions ici nous vienne du Japon, elle a été publiée en français en 1986 en préambule à l’édition japonaise des œuvres complètes de Saint-Simon (Koseisha – 5 volumes 1987-1988). Elle recense avec minutie les sources et l’importante bibliographie critique. Elle sera un instrument de travail précieux pour les chercheurs. Il a simplement été ajouté une actualisation (partie VIII) des sources secondaires qui collationne les principaux ouvrages critiques parus depuis 1986. Hiroshi Mori (1929-1999) qui enseignait la sociologie a ainsi voulu rendre hommage à Saint-Simon, fondateur de la science de l’homme.

La République. Condition de régénération de la France. Edgar Quinet.

www.editionsbdl.com.jpegNom du Livre : La République. Conditions de la régénération de la France • Edgar Quinet

Editeur : Le Bord de l'eau éditions

Collection : Bibliothèque républicaine

Date de parution : 2009

Lien vers l'éditeur : http://www.editionsbdl.com/

Résumé : Edgar Quinet occupe une place de premier plan parmi les fondateurs du républicanisme français. Mais au contraire de Hugo, Michelet, Auguste Comte, Jules Ferry ou Charles Renouvier, on connaît mal sa théorie politique. Comment comprendre cette idée de révolution religieuse qui semble traverser toute son œuvre, des travaux historiques aux études littéraires jusqu'aux ouvrages politiques ?
S'agit-il d'un plaidoyer pour le christianisme social, pour une forme rénovée de protestantisme, pour la Franc-Maçonnerie ? Sa conception d'une espérance spirituelle en les valeurs de justice et de solidarité est-elle un dernier avatar du romantisme ou peut-elle avoir un sens aujourd'hui ? Si elle a inspiré les lois laïques de la Troisième République, sa conception de la laïcité est surprenante et peut aider peut-être à la refondation nécessaire de cette idée force.
La République et les extraits de L'Esprit nouveau donnés ici sont les œuvres des toutes dernières années de la vie de Quinet, elles n'ont pratiquement pas été rééditées depuis. Elles permettent de mettre en perspective une bonne partie de l'œuvre immense de “l'irréconciliable”, exilé pendant dix-huit ans, véritable figure tutélaire de la pensée républicaine.

lundi, septembre 15 2008

Balzac. L'argent, la prose, les anges.

original_11.jpgNom du Livre : Balzac. L'argent, la prose, les anges

Editeur : Circé Poche

Collection :

Date de parution : 2008

Lien vers l'éditeur : http://www.bibliomonde.com/editeur/...

Résumé : Dans la rigueur qu'il met à la recherche de la vérité attachée à la forme même du roman, Balzac prend place parmi les plus grands. Il a pensé déjà le roman comme transitoire et finissant, il a pensé la prose comme devant contenir tous les styles, tous les objets. Myriades de variétés partielles, fragments indéfinis, mouvement bousculé ou lisse du récit, cette éclatante agonie de l'unité, le roman ne la poursuit-il pas avec Céline, Musil ou Joyce ? Les théoriciens du roman pourtant ont fait de l'œuvre de Balzac une sorte d'origine mythique, de naturalité romanesque, de miroir de la société française du XXe siècle. Cet essai considère la Comédie humaine comme un unique roman, qui, né du sentiment d'une ruine radicale du passé, d'une rupture consommée, indique sans l'exprimer, dans sa forme même, l'impossibilité d'écrire au XIXe siècle une nouvelle Divine Comédie. Paradis et Enfer mêlés, les romans séparés sont comme des îles appartenant à un archipel ouvert, toute cohérence s'amenuisant en lisibilité de la description.

Critique : Centre interuniversitaire d'études françaises - Budapest
Critique : Le Soir - Bruxelles

L'idée de République

get_photo.php.jpegNom du Livre : L'idée de République

Editeur : Hachette

Collection : Agora Pocket

Date de parution : 2008

Lien vers l'éditeur : http://www.pocket.fr/site/decouvrez...

Critique 1 : http://www.lechoixdesbibliothecaire...

Critique 2 : http://www.le-groupe-republique.fr/...

Critique 3 : republique_huma.pdf

Résumé : Qu'est-ce que le républicanisme français ? Un ensemble d'institutions issues de la Révolution française qui eurent leur heure de gloire il y a longtemps ? Un mot de la langue de bois politicienne ? Une idée audacieuse et toujours utopique ? Cet ouvrage fait le point sur l'idée républicaine telle qu'elle s'est exprimée et incarnée du XVIIIe au XXe siècle. Il met à la portée d'un lecteur non-spécialiste les références philosophiques sur la question, permet de s'interroger sur la séparation des pouvoirs, la présidentialisation du régime, la représentation démocratique. Avec la distance de la réflexion, on traversera toutes les thématiques contemporaines, l'individualisme, le socialisme, le rapport entre économie et politique. Si ce livre veut amener à réfléchir plutôt que proposer un programme ou des solutions, il s'inscrit en faux contre la mise au pilori de l'idéal républicain au nom du réalisme économique. Et en propose la traduction dans le monde d'aujourd'hui : une république européenne et une définition de l'environnement comme Bien public.

dimanche, septembre 14 2008

Comte

2770-6.jpgNom du Livre : Comte

Editeur : Ellipses

Collection : Philo-Philosophes

Date de parution : 2006

Lien vers l'éditeur : http://www.editions-ellipses.fr/fiche_detaille.asp

Critique : http://www.parutions.com/index.php?...

Résumé : Auguste Comte (1798-1857) est l'auteur d'un système philosophique de grande influence aux XIXe et XXe siècles, à l'étranger comme en France. Fondateur du positivisme (il invente le néologisme), il est cependant plus proche d'une philosophie de l'histoire comme celle de Hegel, que des travaux de Stuart Mill ou, au XXe siècle, de ceux du « positivisme logique ». La philosophie de Comte comporte un versant moral et religieux, une philosophie politique et sociale. Ce petit ouvrage d'introduction explore la voie d'accès la plus classique à cette œuvre multiforme : celle de la philosophie des sciences et de la théorie de la connaissance. On verra donc comment, à partir de spéculations sur l'histoire des sciences exactes modernes, Comte répond aux célèbres questions : que pouvons-nous savoir ? Qu'est-ce que l'homme ? Que devons-nous faire ? Que nous est-il permis d'espérer ?

samedi, septembre 13 2008

Saint-Simon. Écrits économiques et politiques

vignette_1.jpgNom du Livre : Comte de Saint-Simon. Écrits économiques et politiques

Editeur : Hachette

Collection : Agora Pocket

Date de parution : 2006

Lien vers l'éditeur : http://www.decitre.fr/livres/Ecrits-economiques-et-politiques.aspx/9782266141796

Résumé : Homme du XIXe siècle, Saint-Simon développe tout au long de sa vie une théorie de l'antagonisme de deux classes : une majorité de travailleurs s'oppose à une minorité d'oisifs ou de rentiers. Utopiste, il considère que l'âge d'or est à venir et à trouver dans un ordre social non hiérarchique et non centralisé. L'industrie, et ses immenses capacités productives, devrait rendre le travail créateur de richesses pour tous. Il est favorable à l'Europe, à un " Conseil des Lumières " constitué de savants, d'artistes et de chefs d'entreprises capables de privilégier les faits et le fond plutôt que les principes et la forme. Avant Auguste Comte et Emile Durkheim, il pose les bases théoriques de la science sociale. Dans sa tendance à l'organisation et à la planification hors du cadre de l'Etat-nation réside son approche socialiste. Son programme doit améliorer les conditions de vie de " la classe la plus nombreuse et la plus pauvre ". Son objectif : les industriels seraient eux-mêmes les acteurs de l'élévation morale du prolétariat. Les conceptions de Saint-Simon annoncent les thèmes fondamentaux du socialisme moderne.

vendredi, septembre 12 2008

Saint-Simon

2188-0.jpgNom du Livre : Saint-Simon __ Editeur :__ Ellipses

Collection : Philo-Philosophes

Date de parution : 2005

Lien vers l'éditeur : http://www.decitre.fr/livres/Saint-Simon-1760-1825.aspx/9782729821883

Critique 1 : http://fs.oxfordjournals.org/cgi/co...

Critique 2 :http://www.scienceshumaines.com/le-...

Résumé : Pour avoir écrit en 1819 que l'essentiel de l'énergie nationale était entre les mains des industriels (les abeilles) et que roi et noblesse (les frelons) pouvaient disparaître sans changer si peu que ce soit la situation du pays, Saint-Simon fut tenu pour moralement responsable de l'assassinat du duc de Berry et traîné en Cour d'assises. Claude-Henri de Saint-Simon pense et écrit de 1800 à 1825, dans " ce quart de siècle équivalent à plusieurs siècles " (Chateaubriand). Est-il le médiateur entre le XVIIIe siècle français et anglais (les encyclopédistes, les utilitaristes) et certains des grands philosophes politiques du XIXe (K. Marx et A. Comte) ? N'est-il pas plutôt par son travail sur l'idée d'organisation - qu'il fait passer de la biologie à la science de l'homme dont il est le fondateur - l'initiateur d'une rupture ? Nul doute qu'il ait souffert, dans l'esprit du public, de la proximité avec ces géants que furent le mémorialiste le duc de Saint-Simon et ses continuateurs, souvent ses plus violents critiques. On donnera ici le socle philosophique de cette pensée plus cohérente qu'on ne le croit ; la définition du socialisme, le plaidoyer pour l'Europe, le rapport au libéralisme, la philosophie religieuse prendront alors tout leur sens.

jeudi, septembre 11 2008

Le vocabulaire de Comte

1083.jpgNom du Livre : Le vocabulaire de Comte

Editeur : Ellipses

Collection : Vocabulaire des philosophes

Date de parution : 2002

Lien vers l'éditeur : http://www.decitre.fr/livres/Le-vocabulaire-de-Comte.aspx/9782729810832

Résumé : Fonder un nouveau pouvoir spirituel et ainsi " terminer la Révolution ", tel est l'étrange projet d'Auguste Comte qui écrit au début de l'ère industrielle. On connaît ce philosophe, mathématicien de formation, vivant en marge des institutions, à travers quelques anecdotes mille fois répétées qui font masque : sa folie, ses amours. Mais qu'en est-t-il de sa philosophie proprement dite ? Quels sont les liens entre religion et épistémologie, philosophie morale et fondation des sciences de l'homme ? Si Comte a créé un grand nombre de néologismes (au premier chef celui de positivisme) dont nous nous servons aujourd'hui sans toujours en connaître l'origine, sa terminologie, entre théologie et sciences, étonne. Il faut pour l'aborder à la fois une solide culture et une certaine simplicité d'esprit tant elle est étrangère à l'habituelle histoire de la philosophie. Voici quelques mots-clés et concepts, des guides pour entamer la lecture d'un immense système philosophique dont la cohérence théorique ne fait pas de doute.

mercredi, septembre 10 2008

Comte. Synthèse subjective

9782213605142-G.jpgNom du Livre : Comte. Synthèse subjective

Editeur : Fayard

Collection : Corpus de philosophie

Date de parution : 2000

Lien vers l'éditeur : http://www.corpus-philo.fr/notice_c...

Résumé : Aboutissement des recherches religieuses, philosophiques et scientifiques du fondateur du positivisme, l'ouvrage, inachevé, ne comprend qu'un tome sur les trois initialement prévus (Logique positive, Morale positive, Industrie positive). Publié initialement en novembre 1856, il n'a été reproduit qu'une fois en 1900 (Fonds typographique de l'exécution testamentaire), et fait partie des " introuvables " intéressant tous les spécialistes de la philosophie positiviste

mardi, septembre 9 2008

COSMOS - Essai d'une description physique du monde

cosmos.jpgNom du Livre : COSMOS - Essai d'une description physique du monde

Editeur : Utz

Collection : La Science des autres

Date de parution : 2000

Lien vers l'éditeur :

Critique : http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M1...

Résumé : Alexandre de Humboldt dresse un tableau des phénomènes de l'univers, retrace l'histoire de la relation entre l'homme et la nature, compare les diverses cosmologies issues des religions, et fonde la géographie moderne. Il s'agit là de sa principale œuvre de synthèse dans la traduction française de 1846-1851, révisée par l'auteur lui-même. Un des plus grands textes d'un savant de la grande tradition des Lumières.

lundi, septembre 8 2008

Auguste Comte. La politique et la science

vignette_12.jpgNom du Livre : Auguste Comte. La politique et la science

Editeur : Odile Jacob

Collection :

Date de parution : 2000

Lien vers l'éditeur : http://www.decitre.fr/livres/Auguste-Comte.aspx/9782738108654

Critique : Persée/Revue française de sociologie

Résumé : D'Auguste Comte, on ne retient souvent que quelques stéréotypes issus de morceaux choisis. Et très vite, tombe le jugement sans appel : positivisme. Tout est dit : voici Comte condamné. Pourtant, la politique industrielle, l'organisation de la recherche, l'influence des sciences exactes sur la manière de penser le politique, thèmes éminemment contemporains, sont au cœur de sa pensée. Voici donc, par l'une des meilleures spécialistes françaises, une relecture originale de Comte qui précise aussi les aspects les plus riches de son épistémologie et de ses positions en matière politique et morale ou encore religieuse. Elle débouche surtout sur une réflexion très actuelle sur ce que peuvent être les rapports entre science et politique aujourd'hui.

dimanche, septembre 7 2008

Comte. Philosophie des Sciences

2070740978.08.LZZZZZZZ.jpgNom du Livre : Comte. Philosophie des Sciences

Editeur : Gallimard

Collection : Tel

Date de parution : 1997

Lien vers l'éditeur : http://www.gallimard.fr/web/gallima...

Résumé : Cette anthologie réunit les textes les plus fondamentaux et les plus célèbres de la philosophie des sciences d'Auguste Comte (les leçons inaugurales du Cours de philosophie positive, le Discours sur l'esprit positif) et permet de prendre connaissance d'une épistémologie très différente de celle que l'on qualifie généralement de positiviste. Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société et d'autres textes de Comte posent parallèlement les linéaments d'une réflexion éthique et politique sur la nécessaire indépendance de la recherche scientifique et le rôle de la science dans l'histoire de la modernité occidentale. Les problèmes soulevés ici sont toujours d'une brûlante actualité. Les documents annexes, en particulier les articles d'Émile Littré, qui firent la célébrité du positivisme et le rendirent accessible au grand public, permettent de mieux comprendre le rôle surprenant joué par cette philosophie des sciences dans l'histoire des idées et des institutions françaises.

samedi, septembre 6 2008

Politique d'Auguste Comte

resize.jpgNom du Livre : Politique d'Auguste Comte

Editeur : Payot

Collection : Petite Bibliothèque

Date de parution : 1996

Lien vers l'éditeur : http://www.payot-rivages.net/livre_...

Résumé : Il est souvent brossé d'Auguste Comte (1798-1857) un portrait scolaire qui ne rend pas justice au créateur du positivisme. Créateur de la sociologie moderne, il tenta d'abord de construire la notion de philosophie politique, argumenta son adhésion la République, plaida pour une "incorporation politique du prolétariat", avant de développer sa grande idée de la politique comme religion séculière et foi laïque. il développa alors ses thèses sur la séparation des pouvoirs (spirituel et temporel) et l'organisation de la société, avec notamment le rôle de prêtresses de l'Humanité dévolu aux femmes. L'ouvrage propose principalement des extraits des 4 volumes du Système de politique positive dans lequel Comte propose une rénovation de la notion de politique du point de vue philosophique et entend fonder une science politique. Aussi envisage-t-il les aspects de la vie politique de manière bien plus complète que la philosophie classique, avec des considérations sur l'industrie, la propriété, la politique internationale, la vie quotidienne, la famille, la presse, l'art ou la guerre.

vendredi, septembre 5 2008

La philosophie d'Auguste Comte

original_2.jpgNom du Livre : La philosophie d'Auguste Comte, science, politique, religion.

Editeur : P.U.F.

Collection : Philosophie d'aujourd'hui

Date de parution : 1996

Lien vers l'éditeur : http://www.decitre.fr/livres/LA-PHI...

Critique 1 : La Recherche

Critique 2 : Revue française de sociologie

Critique 3 : Romantisme

Résumé : Auguste Comte est-il positiviste ? Du moins son nom est-il attaché à la philosophie de la science référée au "positivisme". Mais le "comtisme" reste à redécouvrir et le présent ouvrage s'emploie à en restituer l'unité et l'actualité : il apparaît alors que la pensée de Comte s'efforce de réaliser l'ambition philosophique de réunir les savoirs et de fonder conjointement une éthique, une politique et une religion. Cela suppose d'en explorer la thématique en trois temps qui en déploient la dynamique : épistémologie, histoire et philosophie des sciences, puis sociologie, enfin Philosophie proprement dite. Ce qui prend ainsi forme, c'est la portée du comtisme comme épistémologie des sciences humaines, qui débouche sur une philosophie politique originale. Cette réintroduction à la philosophie de Comte - nouveau Discours de la Méthode - en révèle la résonance pour la problématique de la philosophie contemporaine. Au-delà de l'image d'un scientisme périmé, le comtisme permet de penser une politique comme dissolution des formes classiques du politique, un rapport original entre vérité philosophique et sciences, une pensée séculière du religieux, bref une philosophie de la "fin de la philosophie"...

jeudi, septembre 4 2008

Leçons de sociologie

Leçon de sociologieNom du Livre : Leçons de sociologie

Editeur : Flammarion

Collection : GF

Date de parution : 1995

Lien vers l'éditeur : http://editions.flammarion.com/Albu...

Résumé : Auguste Comte, qui a créé le terme de sociologie, est un des fondateurs de cette discipline. C'est dans les leçons 47 à 51 de son grand œuvre, le Cours de Philosophie positive, qu'il traite de cette science nouvelle, dont il jette les bases et dont il définit le projet. Bien avant Durkheim, en effet, Comte évoque le fait social, la méthode sociologique, le lien entre sociologie et histoire, la science politique. En épistémologue et historien des sciences, Comte se demande aussi dans ces leçons 47 à 51 si la mathématisation éventuelle de cette science à venir serait un gage de sa rigueur. Mais c'est en philosophe également qu'il aborde une question cruciale, souvent occultée : quel est l'effet social de la sociologie ? Peut-on le maîtriser ? A partir des faits sociaux, peut-on fonder des valeurs ? Ces textes sont au centre de l'œuvre de Comte et on verra se dessiner à travers eux la cohérence d'une œuvre.