Juliette Grange

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Conférences

Fil des billets

vendredi, avril 10 2015

Conférences 2015 : "L'humanisme philosophique de langue française au XIXe siècle", colloque "Hériter de l'Humanité", Tours, 9-10 avril 2015

L'humanisme philosophique de langue française au XIXe siècle
L'héritage des Lumières du XVIIIe siècle français s'est prolongé tout au long du siècle suivant dans la pensée philosophique nationale. C-H de Saint-Simon se pose ainsi en continuateur de l'Encyclopédie et s'implique dans les tentatives d'éducation du peuple. Le Nouveau christianisme de Saint Simon, la religion de l’Humanité de Comte, Pierre Leroux, Hugo et Michelet, Quinet, Lamartine, Lamennais, Chateaubriand même et d’autres, tous s’interrogent sur la place du spirituel. Éclairer l'Humanité, la rendre sensible à elle-même est le projet majeur d'Auguste Comte. Sa religion de l'Humanité, souvent brocardée autant qu'ignorée, est au couronnement de sa construction philosophique. Fondée sur l'altruisme (néologisme qu'il invente), elle pose la question de la religion au travers d'une définition nouvelle de l'humanisme. Son culte, qui est aussi une culture, réunit spirituellement les vivants et les morts, bien que l’Humanité soit composée de plus de morts que de vivants. Voici le rôle véritablement religieux de l'histoire et de la culture, rôle unificateur de l'Humanité que Comte recherchait depuis le début de sa vie intellectuelle et qui est réellement le but de sa philosophie.

Voir le programme des journées : Hériter l'Humanité. Tours 9-10 avril 2015

lundi, janvier 26 2015

Conférences 2015 : "Organiser l'Humanité sans Dieu et sans roi", journées d'étude, Universités de Paris 8-Lyon-Saint-Étienne, Saint-Denis, 21-23 janvier 2015.

"Organiser l'humanité sans dieu et sans roi ?"

Le Nouveau christianisme et la Religion de l'Humanité ne sont pas la négation de Dieu, mais la transformation de la religion. On dressera la figure, de Saint-Simon à Jaurès, d'un matérialisme spiritualiste, d'une foi qui inscrit les valeurs chrétiennes dans la transformation sociale et politique.
Voir le programme : programme.pdf

vendredi, janvier 16 2015

Intervention télévisuelle : laïcité, religion, république. TV Tours le 16 janvier 2015

Débat après les attentats de Charlie Hedbo et de l'HyperCasher.
Revoir l'émission

lundi, novembre 3 2014

Conférences 2014 : Jean Jaurès philosophe. Conférence-débat dans la Fête du livre de Saint-Etienne. Samedi 19 octobre de 14 à 16 h.

Dans le cadre de la Fête du Livre de Saint-Etienne, l'Association de philosophie AUSSITÔT DIT organise le samedi 18 octobre 2014, de 14 h à 16 h., dans l'Auditorium de l'Ecole d'Architecture un débat sur JEAN JAURÈS PHILOSOPHE : UNE RESSOURCE POUR LE XXIe SIÈCLE ?

La mystique de Jaurès était une mystique de l’action, et sa métaphysique était fondée sur le refus de tout dualisme : il faudrait donc, d’autre part, réunir les deux faces du personnage, s’interroger sur la façon dont son action politique a pu s’inscrire dans la continuité de sa pensée philosophique, dont celle-ci a inspiré celle-là, l’a nourrie. De ce point de vue, on pourra se demander comment la métaphysique jaurésienne s’est prolongée en philosophie politique et en philosophie de l’histoire, et quelle traduction pratique a pu avoir la synthèse entre idéalisme et matérialisme à laquelle il s’est efforcé. Comment il a proposé d’articuler les principes fondamentaux et les buts ultimes du socialisme avec des solutions aux questions de politique quotidienne, de tactique (l’affaire Dreyfus, la participation au gouvernement, en particulier). Comment aussi se sont conjugués dans son discours la réflexion du philosophe et l’éloquence du tribun.
Le débat réunira Bruno ANTONINI, philosophe, professeur au Lycée Racine (Paris), Jean-François CHANET, historien, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, Juliette GRANGE, philosophe, professeur à l’Université François-Rabelais (Tours), Christophe PROCHASSON, historien, recteur de l’Académie de Caen, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris).

mardi, mai 27 2014

Conférences 2014 : "Saint-Simon dans l’histoire de la pensée économique. Du libéralisme au socialisme.". 18e ESHET annual conference, Lausanne, 29-31 mai 2014.

La 18e conférence annuelle de l'European Society for the History of Economic Thought se tient cette année à Lausanne. Elle a pour thème Liberalisms : perspectives and debates in the history of economic thought. Dans ce cadre aura lieu la remise du prix de la BEST SCOLAR EDITION 2013 aux éditeurs des œuvres complètes de C.-H. Saint-Simon (PUF 2012 - Quadrige 2013) et une table ronde se tiendra autour de cet auteur le vendredi 30 au matin.
La communication portera sur l'étonnante construction intellectuelle qui conduit Saint-Simon à passer presque insensiblement du libéralisme à une forme très moralisée et spiritualisée de socialisme.

Abstract :
Saint-Simon had a plan of social reform in which all the advantages of industrial improvements are used without the evil effects (exploitation, social inequality). His society is a big workshop into which the social organisation is determined by bankers, the representatives of commerce, industry and agriculture, but also of literary and scientist industry. All these can keep the economy going while the State and government could not. The social energies are directed towards the productive resources of the economy, the primary role of government is to facilitate the freedom to produce. The social contract of "Geneva's citizen" must be materialised. The production have for first aim to improve the lot of the people, “la classe la plus pauvre et la plus nombreuse”.
Each member of the society was to draw benefits from the common pod in proportion of his work and stake (the capacity, the available means, including the capital). Saint-Simon doesn't want the abolition of private property. The ain of his socialism is equality of opportunity, the industrial equality and abolition of the privilege of inheritance. The wages are justified by individual capacity rather than need.
The classical economy, Locke's definition of individual property, didn't question the private property which is "natural". For Saint-Simon, the property is a social, collective institution, even it have individual aspects. Socialism then, is the practical organisation of economic institutions, in relation with the definition of the collective nature of work, knowledge, etc. The political economists, focusing only on how increase production, are too specialised and limited. We need « more vast, more daring and more general views ». If Saint-Simon read Bentham and Say, is purpose is – from classical liberalism but beyond it – very different of theirs. His socialism is a moral and radical social reform, he want to use economy and industry for practical and spiritual aims (the post-christian values of social justice for the poors, solidarity as a new definition of charity).

Lien vers le site de la conférence : ESHET Conférence de Lausanne

mercredi, février 27 2013

France culture : Les nouveaux chemins de la connaissance - Semaine sur les socialismes - Saint-Simon, l'utopique. 27 février 2013.

Le changement demande de l’inspiration, la réforme, de l’imagination, la révolution, un certain goût pour l’utopie. Depuis sa naissance, au début du 19ème siècle, le socialisme, des grands maitre-rêveurs utopiques aux sociaux-démocrates tempérés, ne cesse de se redéfinir par rapport à la nature et à l’ampleur du changement qu’il souhaite mettre en œuvre. Si toutes les écoles socialistes sont animées de cet élan pour transformer l’organisation sociale, comment faire tenir ensemble l’autonomie individuelle et l’unité sociale, surmonter la séparation entre société civile et société politique, concilier le matérialisme et le spiritualisme ? De l’idée aux faits, de l’idéologie aux mesures, du projet au concret, le socialisme se donne-t-il les moyens de répondre aux nécessités de changement qui sont le propre de la politique en général ?

Par Adèle Van Reeth
Réalisation : Lionel Quantin
Lectures : Gilles Trinque

Lundi 25 : Jean Jaurès par Gilles Candar
Mardi 26 : marxisme et socialisme par Xavier Quiniou
Mercredi 27 : Saint-Simon premier des socialiste par Juliette Grange
Jeudi 28 : Socialisme et libéralisme par Serge Audier

Réécouter ou podcaster l'émission : Les nouveaux chemins - Saint-Simon

lundi, octobre 5 2009

Conférences 2014 : "Matérialisme et spiritualisme, une non opposition". Les rendez-vous philosophiques d'Orléans. “Quel avenir pour les matérialismes ?”, Orléans, 20-24 mai 2014.

Le supposé dilemme entre l' « espérance religieuse » théiste et un consumérisme matérialiste athée a été récemment imposé dans le débat public par la rhétorique politique issue des fondamentalismes religieux venus d’outre-Atlantique et présente en Europe depuis une décennie.Pourtant, le mouvement d’émancipation moderne, dans lequel la philosophie comme exercice de la pensée critique est fortement présente, lie, plutôt qu’il n’oppose, matérialisme et spiritualisme. De même que l’autonomie individuelle n’est pas l’antagonisme de l’unité sociale et peut même être comprise comme son vecteur, de même la reconnaissance de la primauté du spirituel dans le destin de l’Humanité n’exclut pas le naturalisme matérialiste, ni la considération du bonheur des hommes dans la concrétude et la finitude de leurs vies.
La communication défendra cette position à l’aide d’appuis philosophiques (Spinoza, Rousseau, Kant, A. Comte). Elle s’inspirera aussi des "maîtres rêveurs" du XIXe siècle, qui, à partir de C-H de Saint-Simon jusqu’à Quinet, Jaurès et le premier Péguy, conjuguent la question sociale, la transformation des "conditions de vie de la classes la plus pauvre et la plus nombreuse" et la haute exigence de Justice d’un spiritualisme laïc.
On s’interrogera aussi sur la nature de ce spiritualisme. Est-ce une sécularisation du message chrétien ? Une nouvelle acception de ce que d’aucuns ont appelé le "pouvoir spirituel" ? La liberté moderne comme liberté intérieure de pensée des personnes n’est pas religieuse au sens des Églises. Elle n’est pas antireligieuse. Elle est autrement religieuse. Une fois l’autorité absolue dépassée ou détruite, une fois l’autorité dogmatique des théologies (y compris révolutionnaires, étatiques ou technocratiques) évacuée, reste l’esprit, la foi en l’Église invisible, en une religion qui, s’humanisant, devient source d’une liberté sociale supérieure et s’articule à la liberté morale et à l’autonomie des personnes.

Lien vers le programme : Parlons philo ! Les rendez-vous philosophiques d'Orléans 2014

Conférences 2013 : "Saint-Simonisme, socialisme et république". Journée d'étude Ange Guépin, Pontivy, 25 mai 2013.

Saint-Simonisme, socialisme et république dans le parcours intellectuel d'Ange Guépin
La communication s'attachera à montrer l'évolution mais surtout la juxtaposition, dans la pensée d'un acteur essentiel de la politique régionale de l'Ouest de la France, d'éléments venus de ses premières expériences dans le milieu saint-simonien, qui l'engagent vers l'action concrète - changer le monde par l'administration des choses, d'éléments plus politiques qui le lieront aux grands républicains du XIXe siècle - et feront de lui à deux reprises un commissaire de la République, et d'un engagement total au service de la justice sociale qui marque son appartenance au courant socialiste français.
Traversant le siècle, il est le représentant d'un courant mal connu du saint-simonisme, républicain justement, dont H. Carnot serait le modèle le plus connu. Ange Guépin a porté à travers le XIXe siècle les idéaux du progrès par l'instruction, de la laïcisation de l'espace public, le tout sans se départir d'une spiritualité transformée, d'un "esprit du socialisme" dont Quinet serait l'autre illustration contemporaine, mais qui traverse encore l'œuvre de Jaurès.

Programme de la journée : Pontivy-25_Mai-Ange_Guepin.pdf

Conférences 2013 : Participation aux Lundis du Grand Palais, 25 février 2013. "Se sentir français : ça veut dire quoi ?"

Le thème de ce lundi : Se sentir français : ça veut dire quoi ? sera discuté en compagnie de Pascal Blanchard, historien, auteur d’ouvrages en lien avec la colonisation et l’immigration, Evelyne Ribert, sociologue et chargée de recherches au CNRS, auteur de Liberté, égalité, carte d’identité. Les jeunes issus de l’immigration et l’appartenance nationale (La Découverte, 2006), et Christian Roudault, journaliste, auteur de France, je t’aime, je te quitte : ce que les Français de l’étranger nous disent (Fayard, 2010). Juliette Grange, en tant qu'auteur de L'Idée de République et co-directrice du n° spécial de la revue Cités sur la laïcité, apportera le point vue du républicanisme universaliste en même temps que la réflexion philosophique sur l'identité et la citoyenneté.

Conférences 2013 : Journée d'étude "Le faux au XIXe siècle", SERD, Paris, 18 janvier 2013

« Le faux comme moment du vrai. L'historicité de la connaissance chez Auguste Comte »
Le propos expliquera comment, pour le fondateur du positivisme, le faux est un moment essentiel de l'établissement de la connaissance, notamment dans l'histoire des sciences. L'humanité progresse par ses erreurs, ses errements, et leur correction permanente. Le faux n'est donc pas en soi condamnable, il montre au contraire la relativité des connaissances avec laquelle nous devons nous habituer à vivre.
Programme de la journée : SERD Journée d'étude

Conférences 2013 : Colloque Sciences co-responsables - ENS Lyon - 7 janvier 2013

Le col­lo­que s’ouvre sur les ques­tions posées par « L’appel pour une gou­ver­nance mon­diale soli­daire et res­pon­sa­ble ».
L’Appel, lancé par le Collegium International le 6 mars 2012 (parmi les signa­tai­res, Edgar Morin, Michel Rocard, Stéphane Hessel, Mireille Delmas-Marty, Peter Sloterdijk, Richard von Weizsächer), et veut rendre notre monde plus soli­daire et res­pon­sa­ble.
Une co-res­pon­sa­bi­lité donc dans cette « poly­crise » ren­fer­mant des phé­no­mè­nes for­te­ment inter­connec­tés. Ce col­lo­que est en outre orga­nisé dans un contexte de réflexion glo­bale sur les ques­tions de res­pon­sa­bi­lité, dans dif­fé­rents réseaux pro­fes­sion­nels et dans divers contex­tes géo­gra­phi­ques comme en témoi­gne, par exem­ple, le pro­gramme « Ethique et res­pon­sa­bi­lité » porté par la fon­da­tion Charles Leopold Mayer.
Site du colloque : http://sciences-coresponsables.ens-...

Conférence 2012 : La dette et la distance. Institut Gœthe, 10-12 décembre 2012.

G.Anders/Heidegger versus Marx/Hegel : le renversement de la philosophie

Programme : colloque-dette-distance-programme-14-10-2012_1350482324180-pdf.pdf

Conférences 2012 : Professeur invité (guest lecturer) au département de Sciences politiques de l'Université de Sao Paulo (Brésil) du 6 au 18 août 2012.

Du 7 au 17 août est proposé aux étudiants un cycle de séminaires autour des thématiques suivantes : démocratie et république, la justice environnementale, qu'est-ce qu'une politique écologique ?.
Le 16 août aura lieu une conférence plénière devant le département de Sciences politiques.

Programme des conférences du département : PDF_Programacao_de_Seminarios_Ciencia_Politica_2-2012.pdf

Conférences 2012 : “De la philosophie à l’action politique. Les références à Rousseau et à Auguste Comte dans le kémalisme.”, Colloque Rousseau et la Turquie, Istanbul, 2-5 mai 2011

Lors d’une précédente conférence (“Rousseau et les nationalismes, de Garibaldi à Mustapha Kemal”, Nice, janvier 2011, colloque Rousseau et la Méditerranée, actes sous presses), j’ai abordé la question de l’influence des penseurs français sur les hommes d’action au moment de la naissance des nationalités. Cette conférence est la première étape d’un travail plus général à venir sur les nations, les collectivités imaginaires modernes, le rôle de l’art et de la culture et des références philosophiques dans la constitution des nationalités au XIXe siècle.
Dans le cadre du colloque Rousseau et la Turquie, nous souhaiterions approfondir l’examen des références que fait Kemal à Rousseau. Du point de vue de l’histoire de la philosophie, on focalisera aussi la lecture sur l’usage (souvent conjoint) que fait Kemal à la fois de Rousseau, Montesquieu et Auguste Comte. On le comparera à d’autres usages similaires (Mazzini, Mazarick, Rhigas, …). Outre l’exemplaire annoté du Contrat social, il existe des témoignages indirects de la lecture des penseurs français par Mustapha Kemal, on tentera d’en initier un inventaire.

Programme multilingue : Colloque-R-programme-3vollets-son-valide.pdf

Interview : http://soundcloud.com/epingle-a-nou...

Colloque “Les socialismes”, direction Juliette Grange et Pierre Musso, Cerisy-la-Salle, 27 juin-4 juillet 2011

Le mot socialisme a été utilisé pour la première fois au dix-neuvième siècle. Il définit un projet d'organisation de la société, une critique des formes de domination et une pensée du changement social. Le socialisme est la volonté de créer une société nouvelle, mais à la différence du communisme, sans articuler cette société autour de la suppression de la propriété privée. Ce concept a connu un immense succès; une très grande diversité de penseurs et de courants politiques s'en réclamera. C’est pourquoi il faut parler des socialismes au pluriel, tant les acceptions et les interprétations sont elles-mêmes plurielles, voire hétérogènes. "Les socialismes" désignent ainsi, prioritairement, les corps de doctrines critiques du capitalisme développant des formes d'organisation sociale nouvelles fondées sur la justice, l’égalité et la solidarité.

Ce colloque n’abordera, ni les socialismes "réalisés", ni les politiques socialistes, et n’observera qu’incidemment les mouvements sociaux ou politiques réformistes ou révolutionnaires, se réclamant du "socialisme". Il traitera uniquement des doctrines (philosophiques, sociologiques, politiques), des auteurs ou des écoles ayant produit un corpus de textes, et les confrontera avec d’autres problématiques de transformation de la société. Il fera le point sur les apports doctrinaux dans leur diversité théorique et géopolitique ainsi que sur les tentatives de réévaluer ou de redéfinir les doctrines socialistes. Il se demandera, entre autres, comment, depuis 1989, avec la chute du Mur de Berlin, l’idée socialiste est revisitée, reprise par certains ou abandonnée par d’autres.
Programme du colloque : lien vers le Centre culturel de Cerisy-la-Salle http://www.ccic-cerisy.asso.fr/soci...

Conférences 2011 : “Socialisme et républicanisme”, Colloque de Cerisy, “Les Socialismes”, 29 juin 2011

On tentera de définir l’esprit du socialisme tel qu’il s’exprime en France au XIXe et au début du XXe siècle, dans cette tradition intellectuelle et politique qui va de C-H de Saint-Simon et Pierre Leroux jusqu’à Quinet et Jaurès. S’agit-il "d’améliorer le sort de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre" dans une forme sécularisée du message chrétien (Saint-Simon, Nouveau Christianisme, Auguste Comte, religion de l’Humanité), ou de la proposition d’une religion civile comme morale sociale, un "esprit nouveau" (Quinet), une espérance terrestre non sans dimension spirituelle? On précisera ce qui caractérise ce courant mal identifié, synthétisant plusieurs apports philosophiques (néo-kantien, positivisme comtien): un spiritualisme laïque, une synergie entre collectivité politique solidaire et autonomie des personnes, entre individualisme et solidarité, entre institutions politiques et société, un lien fort aux sciences humaines. Alors que nous sommes aujourd’hui sommés de rendre "positive" la laïcité ou bien de choisir entre anomie et communautarisme, cet esprit est essentiel pour vivifier la belle idée socialiste.

Conférences 2011 : "Science et croyance dans l'ère post-industrielle", 9 juin 2011, Colloque Ethnotechnologie prospective - Apprendre, Cerisy, 9-16 juin.

La communication cherchera à montrer le nouveau statut de la vérité scientifique dans un environnement médiatique et social transformé par les TICE et manipulable facilement par des groupes de pression. Ce nouvel environnement provoque la confusion entre vérité scientifique, toujours mise en doute par méthodologie, et croyances. Dans ce cadre, la science est reléguée au statut de croyance parmi d'autres, elle ressort donc de l'appréciation personnelle ; on peut être dans ce contexte "pour" ou "contre" tel ou tel état de la recherche : réchauffement climatique, dangerosité de substances chimiques, évolution, ... Cette confusion générale n'est pas sans conséquences graves sur l'avenir de la recherche scientifique et les vocations des futurs chercheurs. On réfléchira également aux contenus et aux méthodes des enseignements des sciences dans les cycles primaire et secondaire.

Conférences 2011 : "Au-delà d'Hannah Arendt, d'autres lectures philosophiques du cas Eichmann." Colloque international les 7,8 et 9 juin 2011, Paris.

Le procès Eichmann Réceptions, médiations, postérités Colloque international les 7,8 et 9 juin 2011, Auditorium de l’INHA, 2, rue Vivienne 75002 Paris
Le procès Eichmann fut pour la philosophie un tournant théorique. Or les textes les plus connus (Eichmann à Jérusalem d'Hannah Arendt), nombre d'autres textes, théorisèrent le tournant du procès ou bien le fait qu'Eichmann ait évoqué l'impératif catégorique de Kant. On tentera dans cette communication de passer en revue l'ensemble des textes philosophiques qui font précisément référence au procès d'Eichmann, entre autres au Nous, fils d'Eichmann, de G. Anders. On fera la synthèse des différentes lignées philosophiques, on analysera le silence assourdissant des philosophes de langue française, la position de l'École de Francfort et on dressera un état des débats (Butler, D'Eichmann à Goldston, sur le jugement et l'obligation, Agamben, Le Songe d'Eichmann d'Onfray, etc.). Au-delà des polémiques trop contextualisées, on fera le point sur cet apport théorique et paradoxal qui vint en contrepoint du procès, en évitant les généralités sur la Shoah.

Programme du colloque : Programme_Eichmann.pdf

Conférences 2011 : "Rousseau et l’émergence des nationalismes en Italie, Turquie et Grèce", Colloque Rousseau et la Méditerranée, Université de Nice-Sophia Antipolis, 20-22 janvier 2011

La conférence cherchait à peser l'influence des idées de Jean-Jacques Rousseau dans les différents mouvements de renaissance nationaliste de la Méditerranée au XIXe siècle et au début du XXe. La Grèce, l'Italie et ses nombreux courants républicains, la Turquie du mouvement des Jeunes Turcs et surtout de Mustapha Kemal montrent des recours plus ou moins explicites au corpus politique de Rousseau et une attention souvent précise des principaux leaders à ses écrits.

Conférences 2010 : "Auguste Comte, les peuples colonisés, l'abolition de l'esclavage", Fondation Gabriel Péri, 5 juin 2010.

Le fondateur du positivisme avait posé en principe la supériorité de la civilisation européenne, chargée d'ouvrir la voie du progrès à l'humanité. Qu'en est-il de son attitude face aux débuts de la colonisation, et, parallèlement à son concept d'altruisme, de son approche de l'esclavage ? La communication tentera de faire le point sur les doctrines comtiennes sur ces questions, quitte à en révéler les éventuelles contradictions. Il s'agira aussi de replacer cette pensée dans sa logique propre et dans son siècle pour éviter les jugements moraux a posteriori.
Samedi 5 juin à partir de 14h. 30, Fondation Gabriel Péri, 11 rue Étienne Marcel, Pantin.

- page 2 de 4 -