Permanences parlementaires dégradées, violences envers les hommes politiques... Un phénomène nouveau ?
En quelques jours, neuf permanences parlementaires ont été vandalisées, murées, voire incendiées. Le gouvernement dénonce une recrudescence de la violence envers les élus. Ces attaques se sont-elles multipliées ces derniers temps ? Observe-t-on une montée de la violence envers les hommes politiques ?
Pour Juliette Grange, il est essentiel de distinguer deux types d'actions dans ces dégradations : "la première est symbolique, il existe une revendication précise, comme on le voit ces derniers temps contre le CETA. Ce n'est pas très élégant, mais les agriculteurs cherchent ainsi à défendre leurs intérêts et à rappeler aux élus qu'ils sont des représentants du peuple. La seconde est plutôt de l'ordre de la destruction, il n'y a pas de mot d'ordre. Les auteurs agissent sous couvert d'anonymat et visent à remettre en cause la représentation nationale, l'élu en tant qu’élu" et non à cause de ses actions, voire de son inaction. Un extrémisme qui rappelle "les ligues des années 30", nous dit-elle, une époque où Léon Blum avait par exemple été traîné hors de sa voiture, violemment battu, et avait failli y perdre la vie.

En clair, ces attaques en nette hausse auraient deux explications. D'un côté, "un manque d'écoute du gouvernement" : "son attentisme crée une capacité protestataire", estime la professeur des Universités à Tours. De l'autre, "une remise en cause du pouvoir", "un mouvement putschiste qu'on n'a pas envie de voir perdurer".

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